Le projet
Pour le groupe perception action dans le cas des
interfaces, il s'agit de travailler sur les interfaces entendus comme médiations
entre l'utilisateur et un environnement réel ou numérique. Comme
un outil, l'interface définit les actions et les sensations possibles
à travers sa médiation.
On restreint notre recherche aux interfaces numériques.
Le débat s'oriente vers la problématique de la transparence
des interfaces : une bonne interface est une interface qui donne à
voir et à agir sur l'environnement, mais qui n'est pas elle-même
perçue.
Il apparaît alors qu'une condition de transparence de l'interface est
une absence de délai temporel entre les actions et les retours sensoriels
qui en constituent les conséquences.
Se dessine alors un programme de recherche : étudier les effets des
différents décalages temporels et spatiaux entre action et
retour sensoriel, depuis la situation de transparence, jusqu'à la
situation d'opacité où cette fois l'interface est bien perçue.
Pour ce travail, l'univers des jeux
semble tout à fait pertinent.
Deux objectifs scientifiques sont visés :
Évaluer les conditions de la transparence et de la présence par une approche interdisciplinaire
comprenant notamment : psychologie, ergonomie, neurophysiologie, psychophysique
Analyser les relations entre les caractéristiques des interfaces,
lapprentissage, les caractéristiques des utilisateurs.