Soutenance HDR - Joëlle Provasi

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Mme Joëlle Provasi soutiendra son HDR intitulée « Synchronisation de l’enfant à son environnement : Perception et production de durées courtes »le jeudi 7 janvier 2016 à 14H au Bâtiment le France, 190-198 avenue Le France, 75013 Paris (métro Quai de la Gare), 1er étage, salle 123. 

Résumé :

Domaine original de recherche en psychologie du développement sur les rythmes et la perception des durées courtes.

Très tôt, l’enfant est capable de bouger en rythme quand sa mère lui parle, ou par exemple quand il entend une musique, mais également de vocaliser en réponse aux paroles maternelles. Par la suite, il sait taper dans ses mains, ainsi que marcher en rythme. Cette synchronisation lui permet de communiquer et d’interagir avec son environnement. Cette capacité précoce de synchronisation est considérée comme étant un des fondements des interactions sociales et serait spécifique aux espèces animales capables d’utiliser les apprentissages vocaux pour communiquer. Pour être capable de synchronisation, l’enfant doit non seulement percevoir les stimulations rythmiques de son environnement, mais aussi produire ses propres activités motrices rythmiques et les synchroniser à ces stimulations externes. Il doit pour cela anticiper l’arrivée de la stimulation rythmique pour répondre au bon moment. La synchronisation de l’enfant à son environnement, si importante qu’elle soit pour lui, n’en demeure pas moins une activité complexe qui requiert des capacités de perception et de production temporelle, d’anticipation et d’ajustement de la réponse au stimulus externe. Dans la première partie de cette synthèse, je rapporte d’abord les recherches actuelles, puis, mes recherches chez l’enfant, de la naissance à l’adolescence, sur la perception et la production de rythme, la synchronisation sensori-motrice, et la continuation de rythme après l’arrêt de la stimulation rythmique en défendant la théorie de l’attention dynamique. Dans la deuxième partie, je rapporte mes recherches sur la perception des durées isolées en cherchant à savoir si les mécanismes permettant de traiter temporellement les durées isolées sont similaires aux mécanismes traitant des durées répétées (comme les rythmes). Dans ces deux parties, le rôle du cervelet dans le traitement temporel des durées courtes sera évoqué. Cette synthèse s’ouvre sur des projets de recherches qui sont dans la continuité des thèmes abordés jusqu’à présent : des sujets très différents et inexplorés comme le rôle des entraînements rythmiques dans l’apprentissage et les difficultés de l’écriture ou encore le lien entre le rythme de marche de la femme enceinte et celui qu’elle utilise pour bercer spontanément son nouveau-né.